mardi 31 décembre 2013

Fuckenelle.


J'aime beaucoup cette sculpture 
(Hidari Jingoro, sanctuaire Toslogu, à Nikko, Japon)
Choisie par Jean-Michel Louka pour son blog, d'ailleurs.
Mais pour mon article d'aujourd'hui, celle-ci, plus bas, est plus représentative : 
visiblement, Mizaru, Kisaragu et Iwazaru sont un peu tétanisés.
On imagine notre Johnny s'étonner : "AAh Que.. c'estquoi qu'ils ont ?"


Ils représentent un symbole d'origine asiatique appelé "les singes de la sagesse" :
à celui qui ne voit rien, ne dit rien, n'entend rien, il n'arrivera rien.
L'artiste qui a créé cette figurine les imagine assez effrayés, quand même, 
bien serrés les uns contre les autres, et chacun bien bien serré sur soi-même.
Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé à cette posture de François Hollande sur les photos officielles,
où il nous présente un corps serré, enserré dans un costume dont les manches laissent dépasser
deux mains qui semblent terriblement inertes. "Aah Que .. retenir ?"  pourrait demander Johnny.


Costume-corset, corps serré, tenue, geste retenu .. d'un sujet pris, aussi, dans le discours.
Corps parlé ? parlant ? corps contraint ? corps joui, jouissant, de parler ? de taire ? 
Comment le langage s'accommode-t-il, de nos ouvertures/fermetures/armatures corporelles ?
On entend "mât" dans armature, ce qui tient, mais "arme", aussi : instrument actif ? passif ?
une même posture peut signifier tout et son contraire (le corps, ce malentendu ..*), 
mais chez les politiques toujours en représentation, quel est la part du conflit montrer/cacher ?

Sans tenter de déchiffrer quoi que ce soit chez François Hollande, on ne peut que constater
que ce corps, qui contraint les bras, déflagre régulièrement dans le discours :
la combustion est ultra-rapide, le parler s'enflamme, et des mots explosent.

Dans ce cas, aucun doute : aussi polissés qu'ils tentent d'être en s'aidant du ton et de la mimique,
ils équivalent à un gros "Fuck !",  ils équivalent à un "doigt", à un bras d'honneur, 
que dis-je : à une Quenelle. Aaaaaah QUe oui !!

Le mieux c'est de tout serrer.


Au cas où, devant témoin, et en tant que corps en représentation,
 nous prendrait l'envie soudaine de nous gratter le haut du bras. Par exemple.
Car alors le cerveau, balayant en un éclair des images actuelles (galette des rois, quenelle ..)
et les mots inoffensifs de la langue de bois (création, culture, patati, patata..)
risquerait, au lieu de tranquillement se soumettre au refoulement habituel,
de nous faire un de ces retours du refoulé catastrophiques pour le politique
qui s'applique à tout retenir pour ne rien lâcher qui puisse le compromettre.



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* Un texte de Philippe Lacadée, un peu long et un peu difficile, mais on en prend et on en laisse,
il ne faut pas se gêner.

lundi 23 décembre 2013

Pourquoi Noël.




Ivan Shishkin, "In the Wild North," 1891, oil on canvas, 161 cm (63.4 in) x118 cm (46.5 in), 
Museum of Russian Art in Kiev (Wikimedia)

Mon article tarde, qui devait commencer par l'évocation du "Roi des forêts",
évoquer les célébrations autour de la lumière contre les terreurs de l'obscurité,
puis les traditions religieuses autour de la nativité de Jésus,
et comment nous avons réussi à faire de tout cela nos "fêtes de fin d'années".
Un héritage civilisationnel qui nous est propre, et auquel nous tenons.

Références et informations ne manquent pas sur LEXILOGOS :
Noël.

Sur le "réveillon" ..
si vos sentiments religieux sont profonds, il s'agit de continuer la veille, veillée, après la messe ..
 et réveillonner avant ou après l'office .. laïcité et dictionnaires étant passés par là,
le moment peut consister en un "repas extraordinaire que l'on fait au milieu de la nuit" ..
et être réitéré sans état d'âme une semaine plus tard, à la saint-Sylvestre.
Croyants ou non, cet héritage, nous tenons à l'honorer.



mercredi 18 décembre 2013

Psychanalyse et politique ?


Comme c'est le cas depuis le commencement de cette expérience de blog,
l'article que je publie aujourd'hui n'est pas un travail de fond, exhaustif, sur un sujet, et qui se boucle.
Car non seulement il n'épuise pas son sujet, mais bien au contraire
 il n'existe que par ses possibilités infinies d'associations, développements de développements.

D'ailleurs, tout en tapant ces mots et ayant en tête le sujet de l'article,
je pense en même temps que cet acte-là, d'adresser mes élaborations, d'une part,
via un blog, "à la cantonade", et d'autre part sous ce titre-là, englobant "Divan, fauteuil ..
(le dispositif psychanalytique conscient, typique, matériel, concevable)
.. et "gargoulette" (un mot de mon enfance, et plus loin encore : de l'inconscient insondable)
ne pouvait qu'aboutir -mais je ne le sais qu'aujourd'hui, dans l'après-coup-
à l'article d'aujourd'hui, à un manifeste.

Car il s'agissait, quand j'ai commencé le blog, de "faire leçons" sur la psychanalyse autrement
qu'en débitant, "du haut de la chaire", un savoir théorique, uniquement conceptuel,
car pour cela les productions ne manquent pas, ne serait-ce que les dictionnaires (*)(**)
Mon intention était d'aller chercher, dans ce que nous offre le savoir psychanalytique,
de quoi penser une situation actuelle, vivante, 
une situation vécue en tant qu'être parlant travaillé en même temps par l'intime et le social,
et d'exposer mes propres associations d'idées. Exercice quasi-impossible, en fait.
J'ai dit "quasi" : pas tout à fait impossible. Mais hors-confort, et brisant la jouissance attendue :
se repositionner à chaque article pour produire quelque chose qui ne soit pas un épanchement
(même "séance après séance" ne fait état que de la partie émergée de ce qui s'élabore, pour moi,
et ne s'arrête jamais), produire quelque chose qui ne soit pas de la "psychanalyse sauvage" sur
les individus, mais dire sur les discours publics sans préjuger de la structure singulière de l'être
qui donne à voir et à entendre dans l'espace public,
et, et là j'introduis ce qui motive mon article aujourd'hui,
ne pas prendre parti car la psychanalyse ne s'occupe que des positions de l'inconscient.
Par exemple, l'inconscient ignore la droite, la gauche, le bien, le mal : il est, sans savoir.
Mais le psychanalyste ?
N'être attentif qu'à ce qui s'est noué, ce qui aspire à la vérité, dans le sujet, pour qu'il advienne,
c'est son travail, et c'est son désir.
Certains disent qu'ils s'en tiennent à cela parce que c'est ainsi que ça doit être, et qu'il le faut.
Sur le bouleversement sociétal du mariage dit pour tous ceux-là n'ont ni objecté ni approuvé.
Pourtant les effets de la loi touchent au cœur de ce qui occupe la psychanalyse, à savoir
l'être parlant, sexué, né d'un homme et d'une femme, affecté par sa mémoire et la pulsion de mort.
Alors que beaucoup, parmi ces psychanalystes qui disent se tenir en retrait, discourent tant et plus
sur l'effet des lois fascistes (nazies ou bolchéviques) sur le parlêtre, sur la mémoire en lui,
sur la mémoire de ses parents en lui, de cette mémoire sur ses enfants pour les siècles des siècles.

Témoin de l'articulation entre le subjectif et le sociétal, ou le politique, dans quoi lui-même est pris,
le psychanalyste peut tout à fait faire abstraction de ses convictions citoyennes,
faciles à faire taire dans nos démocraties ordinaires, sans que son écoute en soit biaisée.
Mais dans l'extra-ordinaire du mensonge d'état, du déni en acte aux effets de ravage ?
Doit-il, hors la cure aussi, taire sa conviction citoyenne devant ce ravage en acte ?

J'ai débuté cet article en suggérant qu'introduire dans le titre le mot gargoulette, si personnel,
signifiait mon choix de me "prendre avec" dans une démonstration de la psychanalyse.
 Finalement de ce choix je ne suis pas quitte, et j'en suis fort aise. Je suis donc redevable :
à la psychanalyse, à mes ancêtres, père et mère, et à ma descendance, de la vérité que je connais.
Et j'assume de la dire :
Du massacre qui eut lieu à Oran le 5 juillet 1962,
ce pouvoir que nous avons s'applique à taire l'existence. Et nous enterrer avec, peut-être ?
C'est pourtant, dans son horreur crue et nue, un événement qui fait pivot,
un événement à partir duquel penser et appréhender une histoire qui commença bien avant,
du fait qu'elle plonge ses racines dans l'histoire du monde et des relations entre les hommes,
et une histoire qui perdure, dont le récit se fait sur deux partitions :
celle d'une ligne officielle, de parti-pris, de déni, et d'insulte à la vie,
celle de la vérité historique, à quoi s'accrochent les survivants, dans leur inaliénable dignité.

Ce qui a donné lieu à l'élaboration de cet article, c'est un autre article de blog rencontré par hasard :
http://benillouche.blogspot.fr/2013/12/oran-5-juillet-1962-le-massacre-censure.html

Ce n'est pourtant qu'un témoignage parmi d'autres, des centaines, des milliers, des millions,
de ce coté-ci de la méditerranée et de l'autre.
Nous sortirons un jour des camps.


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jeudi 12 décembre 2013

" Oups !"

Parcourant tout à l'heure les journaux du net, et arrivant sur celui de ma région,
mon attention est attirée par le nom de mon quartier dans un titre :
"Tiens ! "ça parle" de Sainte-Marthe* !"

"Oups ! ..  Nous sommes classés en Zone de Sécurité Prioritaire !"

Qu'est-ce que cela va changer pour moi ? Pour nous ? Je vais me renseigner.
Mais déjà je vois là l'occasion de réfléchir sur la nomination :
comment nominations/dénominations tricotent notre imaginaire,
celui des autres, et le symbolique, et la réalité, et le réel.

Elaborer à partir des idées qui me viennent, là, et qui sont dans un premier temps :

1/ mon quartier, et son nom de sainte, très étendu, très mélangé,
2/ ce que justement je lisais ce matin, dans le livre de Ignacio Garate Martinez**
"Itinéraire d'une psychanalyse", et qui a trait aux effets de la nomination :
"C'est l'attribution structurale à Jésus du signifiant "Messie" qui le convertit à être
le représentant d'une représentation .. Son acte, ensuite, le fait "Christ",
"Christ" étant une production signifiante nouvelle, à la place de Messie .. 
et comme telle elle est une instauration dans le symbolique .." etc.
3/ est-ce que dans mon quartier des voitures brûlent ? Oui. Mais pas que.


Au lieu du nom ancien qui nous représentait, 
dans le temps historique et dans notre diversité,
 un signifiant nouveau, "Z.S.P.", nous épingle, nous fait représentants 
de représentations imaginaires : images, fantasmes, ressemblances et significations.


 Depuis cette photo les palmiers ont poussé. Ils existent, comme les voitures qui brûlent.
Au même endroit, exactement.


*   le nom est changé. 

                                                                 












mardi 3 décembre 2013

A ta santé, ma zone ! et à la mienne par la même occasion.




Je sais que c'est difficile à imaginer pour beaucoup, mais le fait est que je ne peux pas me déplacer.
Or pour les réveillons,
j'ai besoin d'un présentoir à gâteaux à trois étages, que je choisis made in China, bien-bien rose,
de deux interrupteurs, pour des lampes achetées en même temps et qui ont claqué en même temps,
et d'une ampoule éco à 23 W, celle du lampadaire n'éclairant pas suffisamment.
Et je vais faire sauter de ma liste d'envies
"Respecte mon corps" de Catherine Dolto + "Le corps en miettes" de Sylviane Agacinski.
Et un bijou que j'avais loué l'année dernière en vidéo à la demande :
"Foot note" de Shlomo Bar-Aba,
pour ce qu'il en est des dédales de la mémoire, des mots, et des forteresses affectives.

Et je me fendrai d'un petit message à Amazon.fr,
pour leur dire ma satisfaction qu'ils proposent ce service, unique, quasi-vital,
et remercier les employés de Amazon.fr,
et leur souhaiter du travail, un bon salaire, et de très bonnes fêtes de fin d'années.

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samedi 23 novembre 2013

Non.



L'époque serait à la médiatisation de tout, de n'importe quoi, et de n'importe qui.
Et bien non.
Les enfants sont protégés par le droit français, et par le droit international,
contre toute immixtion dans leur vie privée.
Leur famille, leur domicile, le dévoilement de leur image, de leur identité visuelle,
la diffusion de leur nom ou la mention de leur adresse,
c'est à dire tout ce qui permet de les reconnaître
est une violation du droit de tout enfant à être protégé.
Sauf dans le cas de son intérêt prioritaire, par exemple si on le recherche pour le protéger,
aucun adulte n'est légitimé à le désigner à la connaissance du public.
Pourtant c'est ce que fait Christiane Taubira comme si elle -même était une petite fille
qui pleurniche pour ce que lui a fait une autre petite fille.
A-t-on jamais donné, et publiquement,
les indications permettant d'identifier un seul des enfants roms dressés pour voler ?
ou un seul des enfants soldats enrôlés dans les armées jihadistes pour tuer ?
Quelqu'un les a-t-il personnellement agonis d'injures et salement traités dans l'espace public ?

En France, un comédien en a perdu la tête au point d'exécuter publiquement une enfant,
pour se rouler aux pieds d'une femme oublieuse, pour le coup,
de son statut d'être humain adulte et policé.
François Morel fait de même : sa remontrance publique est une agression caractérisée.
La médiatisation et la désignation d'un enfant, instrumentalisée dans l'intérêt particulier d'un adulte,
ou pire, de plusieurs,
l'utilisation d'un enfant pour le propre compte d'un adulte,
ou pire, de plusieurs,
est illégale, et est du coté du sadisme et de la jouissance perverse.

Ces adultes oubliant qu'ils sont des adultes et traitant avec des enfants, ou traitant des enfants
en niant la différence des générations, oubliant qu'ils sont adultes et les enfants des enfants,
comme François Hollande avec Léonarda, ont perdu l'esprit.
Etre investi des plus hautes fonctions étatiques à titre personnel,
disposer des fonctions régaliennes, de l'autorité sur les administrations de justice, de police,
disposer de la force de frappe d'une nation, et fondre sur une petite fille,
je n'ai jamais vu cela nulle part,
en aucun temps ni aucun lieu, parce que même là où cela a existé,
les médias cannibales ne sont pas venus prêter main-forte aux bourreaux.

Ceux-là pourront bien faire toutes les grimaces qu'ils voudront,
se draper dans toutes les "hautes et belles" causes que voudront bien leur servir leurs complices,
ils resteront à jamais de cyniques irresponsables.

Serait-ce là ce que nous avons gagné au change ?
Passer de la chape de plomb de la "Nuit sécuritaire", au sol qui se dérobe sous nos pieds ?
Avec pour chaque président l'adjonction, à ses cotés, d'un autre mis en avant comme symbole,
censé "représenter" son style de gouvernance ?


De Nicolas Sarkozy se flanquant de Brice Hortefeux pour piloter l'Intérieur,
 et de Rachida Dati pour faire passer ses réformes,

à François Hollande se flanquant de Christiane Taubira pour faire passer ses réformes,
et de Manuel Valls pour piloter l'Intérieur ?

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vendredi 15 novembre 2013

Rafah Nached a été libérée par le régime syrien.


Emprisonnée en septembre 2012, la psychanalyste Rafah Nached  
a été libérée mercredi soir par les autorités syriennes, qui ont décidé de relâcher
1180 détenus "impliqués dans les événements et qui n'ont pas de sang sur les mains".
Arrêtée au moment où elle allait prendre l'avion pour venir en France 
pour l'accouchement de sa fille, Rafah Nached, 66 ans, avait été accusée
"d'activités susceptibles de déstabiliser l'état".
Francophone, diplômée de psychologie, elle a été la première psychanalyste à exercer en Syrie.

Plus :

dimanche 3 novembre 2013

12. Bifurcation.


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Contrairement à ce que j'ai cru tout d'abord, et évoqué dans l'article précédent (*)
 il s'avère que sur la scène du théatre politique c'est Jean-Luc Mélenchon qui a amalgamé
certains chiffres (vingt-mille contre un million) et certains signifiants ("roms" contre "pieds-noirs")
pour évoquer diverses populations venues s'agréger au territoire français.
Eva Joly n'a fait que répéter les mots de celui qu'elle veut bassement séduire,
en vue d'un projet bassement électoraliste pour continuer à bassement jouir de sa position.
Tenter d'analyser ce discours comme étant le sien était déjà intéressant en soi,
compte-tenu par exemple des incidences autour de "Norvège", "Verts", "énergies propres",
en opposition au mot "sale" qui ne m'est pas venu à l'esprit, à moi non plus, par hasard,
ce n'est que partie remise.
Le questionnement prend une autre couleur si les mots sont ceux de Jean-Luc Mélenchon,
qui est pied-noir, mais sans-l'être. 
Questionnement autour de l'identitéde l'identification, de l'amour-haine, de l'idéal.

Retour à Eva Joly :
sur un plan plus prosaïque et phénoménologique, ce qu'elle annonce dans cet interview
c'est son désir à elle de continuer à être à cette place où il faut croire qu'elle se trouve très bien.
Pour cela elle a un projet :
agréger des populations vertes (EELV) à des populations rouges (FDG).
C'est pour elle une impérieuse nécessité car il en va de sa continuité d'être, de sa vie sociétale :
son désir ?
que ça se greffe, que ça s'amalgame, que ça fasse tout, que ça fasse bloc. Identitaire.

De ce fait, telle que nous la voyons et l'entendons, là, dans cet interview,
elle ne fait rien que draguer ouvertement et mettre à nu son désir.
Et que choisit-elle, cette verte, pour séduire les rouges 
De se mettre dans la position de "flatter/séduire le chef", et pas n'importe comment,
mais carrément en faisant sien le discours mélenchonnien, en se l'amalgamant,
Et en ne "choisissant" pas n'importe quels signifiants, mais ceux qui évoquent ..
une histoire d'agrégation de populations disparates.

Voilà qui relativise, dans la bouche d'Eva Joly, l'opposition "roms/pieds-noirs" en tant que par là
elle ne fait que poursuivre son désir, qui "n'a rien à voir".
Mais en tant qu'elle est un personnage public qui produit des discours publics et intentionnels,
nous pouvons nous demander, a fortiori si nous sommes touchés, ce qu'elle a voulu dire par là ?
Rien, en fait, car l'intention n'est pas le désir.
Mais alors, son sentiment véritable concernant les uns et les autres ?
les roms, les pieds-noirs, et "alle" (norvégien) autant que nous sommes ?
Et bien derrière ce discours d'envie-de-pénal*, de juge qui innocente les uns/condamne les autres,
elle les met en fait dans le même sac : tous instrumentalisés, au service de son désir à elle.
Opposés dans la forme pour servir son propre but
nous sommes tous égaux dans ce que nous valons pour elle : rien.
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.* suivant l'expression "désir de pénal" de, il me semble, Philippe Murray.
**** http://www.alittlemarket.com/boutique/mademoizele_chiffon-132065.html


     13 décembre 2013 : on ne sait pas où est passée Eva Joly.

Les Verts en sont violets (vert + rouge) :
Cécile Duflot s'accroche à son maroquin, Noël Mamère quitte le navire.



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vendredi 25 octobre 2013

11. Il paraît que mes pieds sont noirs.


Aux temps lointains de mon année de licence en psychologie 
nous avions eu un professeur qui, pour nous faire entendre les concepts psychopathologiques
de "projection/paranoïa/idéal du moi", nous avait montré à quel point les formations politiques
"écologistes" et "front national" étaient dans les mêmes mécanismes d'exclusion et de purification,
la haine n'étant pas l'apanage d'un groupe, mais bel et bien ce qui est partagé par tous,
comme mécanisme constitutif du psychisme, diversement déplacé ensuite.
Proférant ".. si nous ne sommes pas capables d'intégrer quelques dizaines de milliers de Roms 
alors que nous avons intégré en 62-63 un million de pieds-noirs .."  Eva Joly
nous fait l'éclatante démonstration qu'elle est ni plus ni moins que dans un délire de préférence,
nationale ou pas-nationale, au choix.
Je pourrais choisir une photo où elle est à son désavantage, elles ne manquent pas,
je préfère celle-ci où elle pose, satisfaite de se penser du coté du Bien et de l'énergie propre,
et parée des couleurs censées les représenter. 
Pourtant elle aussi est du coté du sale, en tant femme qui peut assassiner : en vert, avec le sourire,
vert-tueuse.
Eva Joly en fer-et-noir

Comment elle ou ceux qui écrivent ses discours en sont-ils venus à associer "pied-noirs" à "roms" ?
dans quelle chaînes signifiantes, dans quel imaginaire se sont-ils déplacés,
 pour y sélectionner ce qui ne fait sens que pour eux ?
Nous pouvons nous en approcher en entrant dans "la mouvance de la lettre",
chacun avec nos propres signifiants.
Pour ma part, ce qui fait pivot c'est "sale pied-noire" tombant sur l'enfant hébétée que j'étais alors.
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mardi 22 octobre 2013

10. Monsieur Hollande devrait relire (ou lire ?) les mythes qui, dit Jacques Lacan, "'donnent du sens aux rapports entre l'homme et le monde"'.


illustration des Provensen pour «L’Iliade et l’Odyssée, récit
de la guerre de Troie et des fabuleuses aventures d’Ulysse». Ed. Cocorico 1957 -bibliothèque Vert et Plume-

C'est un jalon, que je pose, là, avec cette référence aux mythes et aux dieux,
pensant à l'Oedipe de Sophocle (où il s'agit d'accepter le "non" du Père pour avoir un nom).
En effet, en ce point de ma réflexion, pas synthétisée encore,
sur l'affaire qui a fait se précipiter François Hollande, président de la république,
dans les studios de télévision pour dire ... rien ,
j'en suis à laisser tournoyer des associations d'idées autour des thèmes de la loi
(les lois juridiques de la société civile, et la Loi symbolique, et ceux qui, ces lois,
les portent, les incarnent, ou les transmettent, ou s'en défont, ou les ignorent),
et de la circulation des mythes, ces histoires qui romancent ce qui est "impossible à dire".

Outre des considérations sur la structure ou le désir qui ne seraient qu'extrapolations hasardeuses,
outre ce symptôme qu'il donne à voir, d'annulation systématique de l'acte qui le ferait sujet,
son discours nous incite à un questionnement sur le rapport aux lois, et à la Loi.
- rapport que beaucoup repèrent, catastrophés, et qualifient : j'ai lu un terrible "poulet-sans-tête"
- rapport qu'il me semble possible de relier (dans cette optique du rapport à la loi, du rapport aux
mythes que certains disent "fondateurs"), à ce qui nous a préoccupés à l'occasion de l'autre affaire
qui a secoué l'opinion publique, aux conséquences sans commune mesure,
mais avec le même spectacle navrant de décideurs pataugeant, celle du mariage homosexuel.

Ce qui relie ces deux affaires c'est que toutes deux illustrent déni et effacement :
déni de ce que l'humanité repose sur la différence des sexes (alors que ce qui caractérise la
psychanalyse c'est la prise en compte de la différence des sexes et des générations)
(voir ma rubrique "société civile", le texte de Daniel Pendanx inspiré des travaux de Legendre)
effacement de l'histoire, des mythes des origines pourtant constitutifs du fait humain,
dont Lacan dit qu'ils "donnent du sens aux rapports entre l'homme et le monde",
dont Legendre dit qu'ils font "tenir la société .. elle-même faisant tenir les individus qui passent ..
 .. muant le vide en scène de l'origine, agençant la dialectique des deux termes qui soutiennent la vie
 (naître et mourir), c'est à dire le principe générationnel de l'humanité".

Il me semble opportun de rapprocher ces réflexions
d'une part sur l'appui structurant qui naît d'un adossement à l'histoire et aux origines (historisation)
et d'autre part sur l'atterrant spectacle de ce pouvoir qui donne à voir, pathétiquement,
et la cause, et le résultat d'un projet d'effacement des différences => déni de la différence
sexuelle, dont la mise en oeuvre dans l'école frise le délire, et par contre-coup de la différence
générationnelle, dont on a l'éclatante démonstration dans cette adresse directe, court-circuitant
l'autorité parentale, d'un président de la république proposant un plan à une fille mineure),
 d'effacement de l'histoire, par omission ou falsification,
d'effacement  des mots de la langue.
Bref, de nous "déconstruire" sur ordonnance.
Il se révèle incapable de nous faire tenir ensemble dans un cadre législatif en appui sur nos qualités
d'êtres humains structurés par le symbolique -le langage- lui-même en appui sur les différences
des sexes et des générations.

(Ma répétition du mot "appui", ainsi que mon choix du mot "adossement", dans ce dernier paragraphe
où je tente un rassemblement des idées qui me sont venues après le discours sans direction de
François Hollande, ne sont pas anodins).

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samedi 19 octobre 2013

Apprivoiser les écrans.


     Je reçois ceci de "Les éditions érès", qui me paraît intéressant et très utile :
          "Les usages des écrans ne peuvent pas être les mêmes à chaque étape de la vie .. 
confrontés aux propositions des industriels et aux exigences de leurs enfants, 
les parents ne savent sur quelles règles se baser .. L’ouvrage de Serge Tisseron  
"3-6-9-12 Apprivoiser les écrans et grandir"  répond aux questions les plus urgentes. 
Son but est de fixer des limites à la consommation des écrans : 
dont la stigmatisation serait aussi absurde que l'idéalisation .. alors qu'une utilisation optimale,
et en éviter les pièges .. c'est apprendre à s'en protéger tout en les utilisant pour renouveler le monde".

Le livre : Collection « 1001 et + » 11,5 x 20 – 136 pages – 10 €) 
Une affiche reprend la règle établie par Serge Tisseron pour un usage raisonné des écrans, 
de la naissance à la majorité. Vous pouvez exposer cette affiche dans votre institution, cabinet, école, crèche .. 
où cela vous paraît utile. 59 x 84 cm (A1) - 3 € (frais de port offerts) Disponible sur le site des éditions érès 


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lundi 14 octobre 2013

9. Ça peut toujours s'en aller, ça reviendra dans le discours.


        Mon dernier article faisait état du discours de la ministre Carlotti qui, forte de se faire un tremplin de la puissance d'une Hautotorité dont elle a plein la bouche , groupe d'experts à sa botte sélectionnés pour ne représenter qu'eux-mêmes et leurs clients, nous a gratifiés des mots du fascisme (celui de gauche n'ayant rien à envier à celui de droite) et de l'intimidation pour dire comment effacer du paysage français la psychanalyse et les psychanalystes.
         Rappel : " (il y a des) méthodes recommandées .. et n'auront les moyens pour agir que (ceux) qui travailleront dans le sens où nous leur demandons de travailler." (**

         En même temps qu'elle exerce la vertigineuse puissance de balayer l'autre psychanalyste, de lui intimer l'ordre, sous peine de graves rétorsions, de se soumettre et de disparaître, elle se trouve dans le cas de figure singulier de "se faire" élire, choisir, parmi d'autres et par les autres, d'être préférée, adoubée, acclamée pour ce qu'elle est et ce qu'elle fait.
         Elle est balayée comme un fétu. 
       Ainsi renvoyée dans les décors, c'est dans l'urgence d'une blessure qu'elle parle : elle s'avoue incapable d'imaginer autre chose qu'une coalition contre elle, et lance un appel.
     Et le psychanalyste -qui est toujours là- de s'émerveiller, encore, encore, et encore, que le Réel (de la trilogie Réel/Imaginaire/Symbolique) ex-siste, que l'inconscient, toujours, toujours, toujours, expulse ses rejetons ("formations" qui le rendent approchable) dans le dire. Car il y a dans ce discours quelque chose de l'ordre de "moi, la vérité, je parle", la vérité du sujet dépendant du signifiant, de l'équivocité du signifiant qui signe que "faire" c'est aussi "se faire" ..
          vérité qui n'est pas celle des comportementalistes, ni celle des cognitivistes (détrônés par les premiers qui rêvent de faire pareil avec les psychanalystes) qui eux s'attachent aux phénomènes (de l'éviction manu-militari, en l'occurrence).   

          Le psychanalyste qui évalue (oui oui) ce qui dans la parole ressortit d'un Autre discours, ne peut que tomber en arrêt (en pâmoison même, si on n'a pas peur de faire état de sa jouissance) en entendant madame la ministre nommer ce qui la faite chuter clientélisme, puissance, sentiment d'impunité, intimidationorganisation paramilitaire et en appeler (délice des délices pour qui qui navigue dans le langage) à une Haute Autorité (des primaires socialistes !) pour qu'Elle recalcule les comptes (de campagne) car il lui semble que tout cela n'a pas été fait dans une entière légalité .. 

  Il y a dans cet appel à une Instance Autre que le vote de petits autres pas gentils avec elle,
à une Hautorité qui lui accorderait sa faveur rien que parce que c'est elle,  Marie-Arlette, 
un pathétique retour.

  En tant que femme politique, décisionnaire, je me permets de la critiquer et même la vilipender.

                En tant qu'être humain montrant là sans fard et sans calcul, 
dans l'urgence de sa blessure, que comme moi, comme chacun d'entre nous,  
elle est un parlêtreun sujet de l'inconscient humain habité par le signifiant
elle a toute ma sympathie.

.                                      photos de Sigmund Freud, Jacques Lacan, Françoise Dolto.
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jeudi 10 octobre 2013

8. L'instrumentalisation du langage qui nous éloigne de notre histoire.

Moïse sur le mont Nebo

Dans une lecture que je fais en ce moment,
qui est L'expérience d'une psychanalyse de Ignacio Garate Martinez,
j'ai relevé ce matin un passage, ou plutôt une remarque, dans un phrase, un simple rappel en fait,
mais qui m'a renvoyée à ma réflexion du moment sur la mise en oeuvre du traitement des mots
par les pouvoirs totalitaires qui veulent se débarrasser d'un opposant "pas dans la ligne" :
ils commencent par le supprimer .. dans leurs discours.
Sauf que l'histoire ne peut s'arrêter là, parce que :
1/ la chose qui a un jour été nommée vit pour toujours,
2/ le pouvoir qui pense s'en débarrasser en l'éradiquant des discours qu'il contrôle,
des discours qu'il fait tomber sur le peuple pour "restreindre les limites de sa pensée" (Orwell)
et en l'occurrence par "réduction programmée de la sphère langagière" (Dubuis-Santini)
va finir par vouloir se débarrasser de la parole qui porte ces mots,
 puis de ceux mêmes qui portent cette parole.
Ainsi en va-t-il du fascisme : les mots d'abord, les hommes et les femmes ensuite.
Cette idée est très bien évoquée dans l'article sur la suppression du mot "vin" :
".. interdire son évocation, harceler les vignerons via l'administration, 
traiter le vin comme du poison, ceux qui le font comme des dealers, 
et ceux qui en parlent comme des dissidents".
Ou dans le discours sur le plan autisme qui éradique les mots "psychanalyse" et "psychothérapie"
pour énoncer très tranquillement que les opposants perdront statut social et subsistance :
"(il y a des) .. méthodes recommandées .. et n'auront les moyens pour agir 
que (ceux) qui travailleront dans le sens où nous leur demandons de travailler."
(chaque fois que je lis cela, madame Carlotti, je me pince)

La volonté de mise à l'écart de la psychanalyse,
comme celle de l'histoire, de la philosophie, des langues anciennes,
revient à supprimer ce qui, de fait, touche à la mémoire, à l'histoire et à l'origine de l'homme.

Avec "L'expérience d'une psychanalyse" Ignacio Garate Martinez,
nous instruit sur le trajet de la nomination, de la transmission d'un nom, des valeurs
 et de la culture qui jalonnent l'histoire de chacun et l'inscrivent dans une lignée.
A contrario nous vivons aujourd'hui sous l'égide d'une "modernité" qui tente de supprimer
 la fonction paternelle, la différence des sexes, et les mots qui les évoquent,
sous l'égide d'une culture de la consommation qui prône de faire usage de tout possible.
(ce pourquoi le DSM supprime névroses/psychoses/perversions, structures du MANQUE,
au profit des TIC TAG TOC d'une horloge sans pendule, de symptômes du DEFICIT,
 sériés et endormis à coups d'antidépresseurs par généralistes interposés).

La phrase qui m'a amenée à associer sur l'instrumentalisation des mots est celle-ci :
"L'expérience du texte et le travail sur la lettre sont soumis à la raideur du narcissisme
( dont il ne faut pas oublier qu'il nous tient ensemble )
qui parfois mousse, et quitte le domaine de l'acte, et fugue,
pour éteindre la brûlure d'un autre texte en souffrance.
Il y a là le rappel que le travail du psychanalyste, sur la lettre, est comme toute action humaine
soumis à un déterminisme inconscient, cet "autre texte en souffrance", qui le colore et l'infléchit.
Et il y a la référence au narcissisme assortie du rappel de sa positivité,
qui est que : c'est un processus nécessaire dans la construction du psychisme.

Or le sort que subit ce mot, après un détour outre-atlantique, le ravale à une négativité.
Pour faire "nouveau", pour "vendre" des études à tire-larigot, Freud est ringardisé,
(ce n'est pas le pire) et il est diabolisé (ce qui, quand on est un anglo-saxon à l'esprit mal placé,
consiste à l'associer, sans nuance aucune, avec ce qui a trait à la sexualité génitale).
C'est ainsi que le narcissisme, processus indispensable à la construction psychique,
a laissé place à une étiquette : le "narcissique", et, pour bien évacuer le sens de l"ancien" mot,
le mot "pervers" est systématiquement accolé :
Adieu le narcissisme freudien, ses bons et loyaux services,
bonjour les pervers narcissiques dont strictement personne ne réussit à donner une définition,
que strictement personne ne réussit à cerner, et pour cause :
son élaboration repose sur un postulat tordu, aussi biaisé que celui des "gender theory".

Voilà pour mes associations concernant l'instrumentalisation fasciste de la langue.

Comme d'habitude, à partir des premiers mots j'ai tiré des fils et me suis laissée entraîner.
Ces premières réflexions jetées ici nécessitent une relecture, une synthèse et un bouclage,
qui viendront quand ils viendront.

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samedi 5 octobre 2013

7. Si vous tenez à votre réputation de diplômé en bien-pensence, les clics, ici, vous ferons perdre votre diplôme.


A M A Z O N . fr    
Attention, sujet tabou, livre bientôt interdit.

A M A Z O N . fr   
Attention, sujet tabou, livre interdit sauf sous le manteau.

A M A Z O N . fr   
Attention, sujet tabou, mot interdit.

?
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Ces livres-là, vous pouvez toujours courir pour les trouver dans les magasins d'état
peu achalandés ou carrément en pénurie, et dans la ligne du parti, et subventionnés.
Enfin quand je dis courir ...
personnellement, depuis que je ne peux presque plus marcher,
n'ayant pas de voiture et n'aimant pas emmerder mon monde,
je ne vais plus dans les magasins, d'état ou autre.
Mais grâce à Amazon je peux faire les rayons, avoir accès à quasiment tout ce qui s'écrit,
et notamment en livre de poche parce que, en plus, j'ai peu de moyens.
Quant aux conseils, non seulement j'en bénéficie à la pelle, mais je peux moi-même en donner.
Et d'autres choses encore, par exemple sur la liseuse, ou sur l'aide indirecte pour mon travail,
ou sur l'absolue ignaritude de politiques qui se font tout offrir gracieusement, dont les livres,
qu'ils ne lisent pas d'ailleurs, à peine s'ils en écoutent le pitch, et juste pour savoir si l'auteur
est à foutre au goulag ou s'il faut juste attendre qu'il dérape, ce qui ne manquera pas d'arriver.
Amazon, pour moi, ce n'est même pas une question de choix, mais de survie intellectuelle.
Je suis fatiguée d'être attaquée pour ce que je suis,
à travers les actes d'un pouvoir qui ne possède que deux ou trois idées
piquées aux russes des temps soviétiques et aux américains les plus cons.

Salut Nicolas,
je suis descendue du train et ne suis pas prête d'y remonter.
Je vais me tenir sur le quai, avec ma pancarte du Parti des Abstentionnistes Actifs.

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mardi 1 octobre 2013

6. Sur le front de Mickaïl Gorbatchev il n'y a pas de tâche de VIN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . et la PSYCHANALYSE n'existe pas.


Vin   psychanalyse   vin   psychanalyse   vin   psychanalyse   vin   psychanalyse 
vin   psychanalyse   vin   psychanalyse   vin   psychanalyse   vin    psychanalyse 
vin   psychanalyse    vin    psychanalyse    vin    psychanalyse    vin    psychanalyse
 vin    psychanalyse   vin   psychanalyse    vin    psychanalyse     vin 
psychanalyse  vin   psychanalyse   vin   psychanalyse   vin   psychanalyse   vin  
 psychanalyse      vin      psychanalyse  


Je n'évoque pas Mickaïl Gorbatchev par hasard, bien sûr, 
mais parce que concernant le traitement des images, et surtout le traitement des mots,
l'empire stalinien, avec sa police de la pensée,  s'est particulièrement distingué :
ainsi fait partie de la discrimination, l'exclusion, l'élimination programmée des gêneurs,
la mise hors la loi des mots qui les évoquent.
En ce moment, dans les discours officiels 
le mot vin et la sorcière psychanalyse sont effacés.

Ce qu'en dit l'historienne Laure Murat dans sa lecture du texte du 3ème plan autisme :
"alors que les mots "comportementalisme",  "cognitivisme", sont nombre de fois répétés, 
(la palme au mot "HAS" -Hautautorité Hautautorité- écrit 108 fois !)
les mots " psychanalyse " et " psychothérapie " ne sont pas une seule fois utilisés
Pour les rédacteurs ce qui n'est pas nommé ... n'existerait pas

D'autre part le 4ème week-end de septembre est désormais Fête de la Gastronomie,
occasion de mettre en lumière produits, métiers, savoir-faire de la gastronomie.
Une grande "fête populaire" qui vous propose de multiplier partout en France, 
autour des valeurs du partage et du vivre ensemble,  
les découvertes et les rencontres autour de notre patrimoine culinaire : banquets,
repas, dégustations, découvertes de produits, présentation des métiers, visites…

Ce qu'en dit Nicolas de Rouyn sur le blog "bon-vivants" :

La gastronomie arrangée par la pauvre ministre Pinel et ses acolytes 
est une cuisine immangeable, une vieille sauce à base d’hypocrisie et d’idéologie. 
Encore une fois la «Fête» de la gastronomie s’est avancée sans que jamais
les trois petites lettres qui composent le mot vin n’aient été imprimées.
Surfant sur les bons sentiments, le politiquement correct, elle se tortille,
pour surtout ne pas écrire le mot « vin ».
... Voilà les projets cinglés qui commencent à s’empiler dangereusement : 
interdire le vin sur internet, 
mettre un message sanitaire sur les étiquettes de bouteilles comme pour les cigarettes, 
surtaxer le vin, harceler le vigneron via l’administration .. 
bref traiter le vin comme du poison
ceux qui le font et ceux qui le vendent comme des dealers
et ceux qui en parlent comme des dissidents nord-coréens. (…)
Qui a intérêt à ça ? 
Les marchands de bière et de vodka ? 
Les producteurs d’anxiolytiques 
qui ont fait des Français les champions du monde de la consommation de psychotropes ? 
Mais les pots de vin, qui les ramasse ?..

La loi de Santé publique est sur les rails...

un très bel article de Philippe Solers  Le vin rend noble.








vendredi 13 septembre 2013

Enfants, école, et souffrance, parfois. Avec A. Cordié, F. Dolto, S. Baruk.




En faisant une recherche via Google "Images" je suis tombée sur cette couverture
du livre d'Annie Cordié : LES CANCRES N'EXISTENT PAS.
Je me souviens avoir trouvé cet essai plus qu'intéressant, bien en accord avec mes idées.
Annie Cordié devait y faire preuve de ce que j'aime trouver chez Françoise Dolto,
concernant les enfants dans les difficultés d'apprentissage.

Je ne sais pas où j'ai mis ce livre.
Alors en attendant, et en ces temps de rentrée des classes j'en fais quand même la publicité.
Il pourrait être le point de départ d'une rubrique sur les difficultés d'apprentissage ?
dire des choses là-dessus, sous l'éclairage de la psychanalyse, et avec l'aide
d'Annie Cordié et de Françoise Dolto. Et Stella Baruk, aussi, tiens.

Par quoi commencer ? Par là où les choses font mal :
par la détresse des enfants qui ont mal l'école, la détresse des parents qui ont mal à leur enfant.
Trois rencontres me viennent à l'esprit,
rencontres avec un garçon de 14 ans, une fille de 12 ans, un garçon de 7 ans.
Et des mots, aussi, lourds de représentations, et aussi d'absence de représentations :
"notes", "niveau", "programme", par exemple.

Vendredi 4 octobre.
Depuis que j'ai écrit cet article de blog, diverses associations me sont venue à l'esprit,
et notamment suite à une pensée concernant ma première rencontre avec Françoise Dolto.
Ce n'était pas avec elle en personne, mais avec sa voix, et plus précisément avec son dire.
Le souvenir, qui consiste en une courte séquence (dans une voiture, Dolto parle à la radio,
je fais une remarque. Fin), fait partie de ceux que j'évoque facilement et se résume à :
"la première fois que j'ai entendu Dolto je me suis dit mais qu'est-ce qu'elle raconte 
cette bonne femme ? Fermez le ban. Cela a toujours à voir avec ce fait qu'on "accroche"
pas toujours au dire ou à l'écrit d'un auteur qu'on aborde pour la première fois.
Il se trouve qu'aujourd'hui, le fait de "voir" la séquence comme habituellement, très nette,
circonscrite à quelques mots mais qui prenaient toute la place,
cette séquence laisse place à une interrogation sur d'autres points jamais questionnés
de la configuration des lieux et des personnages présents.
Et si subitement je questionne la séquence, c'est parce que deux idées viennent s'immiscer, là,
viennent "au jour" en même temps (c'est cela qu'on appelle "associer"), qui concernent :
un rêve raconté en séance, pas n'importe lequel, et le destin de ma mère.

De puissants projecteurs ont toujours éclairé ce souvenir.
C'était le souvenir de "ma première rencontre avec Françoise Dolto" toujours raconté
sous l'angle "voilà ce que j'ai pe pensé d'elle la première fois que je l'ai entendue".
Un des projecteurs s'est éteint, et la scène a un tout autre aspect.
Ce qui la fait consister, c'est son décor :
nous sommes en voiture, je ne sais pas qui conduit.

                                                                   (à suivre, quand j'aurai mis un peu d'ordre)


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mardi 3 septembre 2013

Portrait de groupe avec .......





Premier jalon : gros plan.
Cette photo qui est au premier abord, pour nous, terriblement "vieillotte"
réunit pourtant des êtres habités par une pensée formidablement révolutionnaire,
à la fécondité inépuisable, car elle vivra tant que vivrons les hommes.
Au septième paragraphe, qui commence par "Le troisième eut lieu à Weimar"
Freud évoque l'événement immortalisé par cette photo de groupe.

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1 er octobre 2013 :

A la faveur d'une autre recherche, qui concerne la logique totalitaire du discours politique actuel,
je suis arrivée, de clic en clic, sur ce site ** où je lis cet article sur des femmes qui comptent.

Une vraie trouvaille !
d'abord concernant  le vin  j'y puise de quoi étayer ma réflexion sur le discours politique totalitaire,
mais aussi, il y a dans cet article sur des femmes qui comptent,
quelque chose en rapport avec le portrait de groupe avec femmes  ci-dessus.







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samedi 3 août 2013

4. .. Fiamma Luzzati .. son avventura, et les rêves des femmes.




Une femme pour une chose, pas la même femme pour une autre chose.
Il y a quelques dizaines d'années, pas si longtemps, donc, il y avait mamans ou putains, point.
Vierge ou Pécheresse c'est exactement du même tonneau, je dirais même dans le droit fil,
de même qu'aujourd'hui emburquée ou pute pour certains.
Cela permet à certains acheteurs de trier entre la bonne marchandise et les fruits pourris.
L'étiquette est dans l'esprit des étiqueteurs, qui trouvent cela commode à tous points de vue.

Pourtant mon être-femme à moi, par exemple, intègre que j'ai une tête, et un ventre, et que,
même s'il y a entre les deux des interférences, même si je ne fais pas les mêmes choses avec,
je tiens à l'expression des deux, je tiens à en user à ma façon, compte-tenu de l'autre et de la loi.
J'ai des bras aussi, ce que j'en fais étant strictement hétérogène à ce que je fais de mon ventre.
D'aucuns affirment que bras et ventres de femmes c'est du pareil au même.
Je n'en finit pas, quant à moi, de méditer sur cette "pensée" de l'année.
De l'année ? du millénaire, oui, et des siècles des siècles, même.
D'une catégorisation radicaliste à une indifférenciation dissolvante,
mais toujours, toujours, le même épinglage : sans nuance.

Revenons à nos femmes du dessin, à notre mère de famille croisant une intellectuelle.
De notre mère poule aux yeux grands ouverts qui doit contenir tout son monde sous son regard,
au risque qu'il se perde, à notre intellectuelle qui ne le voit pas, plongée qu'elle est, momentanément,
dans son coffre-à-mots, bien utile aussi pour le penser, ce monde. C'est la typologie en général,
la réduction des femmes à 2 types suggérée par le dessin** qui m'a donné l'idée de cet article.
La mère de famille ou La intellectuelle .. Lafemme-ceci ou Lafemme-cela ..
Alors qu'existe en une seule, en même temps ou successivement, être-ceci et être-cela.
Ventre des femmes, cerveau des femmes, bras des femmes, rêves des femmes ..

C'est pour cela que j'aime Jacques Lacan et Bruno Bettelheim,
en tout cas des choses qu'ils ont dites :

Jacques Lacan avec "LA femme n'existe pas" a asséné qu'on ne peut pas dire que LA femme
est exclusivement-ceci ou exclusivement-cela, que LAFemme, produit imaginaire, n'existe pas,
mais qu'existent les femmes, avec leurs points communs et leurs irréductibles différences.
A ce sujet je parlerai un jour d'un livre d'Antoinette Fouques où, emportée par son discours
d'être-féministe, fait à ce sujet un monumental contresens, formidablement signifiant.

Et Bettelheim, quand il analyse les Mères telles que décrites dans les contes de fées,
et nous explique que la mère toute-bonne et la mère toute-mauvaise n'existent pas dans la réalité,
qu'il s'agit d'une catégorisation imaginaire passagère nécessaire à l'enfant
qui construit son psychisme : il y a une courte étape, quand il s'aperçoit que sa maman toute-bonne
lui refuse certaines satisfactions, où il ne peut concevoir que ce soit la même personne.
Alors, imaginairement, il opère une sorte de clivage, il imagine que "ce n'est pas la même".
C'est une opération psychique obligée, un mécanisme qui va lui permettre d'intégrer la réalité :
que c'est la même maman qui, en même temps, est toute-bonne, et ne permet pas tout.
C'est un élément du développement de la capacité à distinguer les registres différents
 que sont l'imaginaire, le réel, et le symbolique.

Différenciation qui s'appliquera aux papas, bien sûr, puisque "Père" se décline en trois fonctions :
le père dans sa fonction imaginaire, dans sa fonction réelle, dans sa fonction symbolique.


J'ai vu un très beau film, où évolue un adolescent qui réussit, grâce à son entourage,
la différenciation -un moment perturbée- des registres Imaginaire/Réel/Symbolique.
Le père Imaginaire, c'est une image de père, forgée à partir de ce qui traîne dans les discours,
père rêvé, embelli, père de cinéma intérieur.
Le père Symbolique n'est pas non plus une personne, c'est une fonction assumée,
assumée psychiquement par l'homme qui a donné la vie.
Et le père Réel c'est le papa du quotidien, la personne à qui on a affaire dans la réalité.

http://www.amazon.fr/Adieu-Gary-Jean-Pierre-Bacri/dp/B002OFG6L6

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lundi 15 juillet 2013








      En cliquant sur le libellé LACAN, séminaire LA RELATION D'OBJET dans le bandeau sous le titre du blog on fait apparaître le message "La relation d'objet, leçon 11, le phallus et la mère inassouvie"
      Ensuite vient le sommaire des leçons qui précèdent la leçon en question.
      Ce qu'on appelle "Le séminaire de Lacan" c'est l'enseignement oral qu'il a donné pendant près de 30 ans dans divers lieux, année après année. Enseignement jamais écrit. Nous le connaissons parce que certains de ceux qui l'écoutaient ont pris des notes, qu'ils ont ensuite retranscrites, raison pour laquelle toutes les publications quelles qu'elles soient sont des transcriptions.
      Ce que Lacan a écrit s'appelle "ECRITS" : un recueil de textes, un gros pavé, une jouissance.
      Cet enseignement était fait pour des praticiens : des médecins psychiatres, des psychologues, des philosophes aussi, qui inscrivaient leur pratique dans la théorie lacanienne du retour à Freud, que les anglo-saxons, notamment, déforment.
      On entend aujourd'hui des non praticiens du psychisme regretter ne "rien comprendre" à Lacan.
Ma foi, ne pas comprendre une pratique qui nécessite des années d'apprentissage me parait la moindre des choses. Certains y arrivent pourtant, qui sont poussés par le désir de savoir.
      A ceux-là, s'ils se demandent par où commencer, je dirais que ce qui donnera la plus grande solidité à leurs connaissances, c'est de lire les articles de Freud,d'abord, dans leur chronologie.
       Olivier Douville (Chronologie de la psychanalyse du temps de Freud 1856-1939) en fait un recensement passionnant.
      Ensuite seulement lire les séminaires de Lacan, et se reporter aux "Ecrits" dans leur chronologie.


      En décidant de faire, sur ce blog, des "comptes rendus de lecture", j'ai choisi de commencer avec
un des premiers séminaires de Lacan. Et de simplement reprendre les leçons, une à une, en écrivant ce que j'en ai compris.
      Le séminaire de 1956/57 comprend 27 leçons. Telles qu'on les lit ici elles ont des titres, et sont regroupées en 5 parties thématiques, titrées elles aussi. Lacan lui-même n'a jamais fait cela.
      Ce "saucissonnnage" dans la continuité de l'enseignement annuel de Lacan est le fait de son exécuteur testamentaire Jacques-Alain Miller (JAM). C'est discutable comme procédé, mais pour quelqu'un qui débute dans la lecture des séminaires, d'une part cela aide à se repérer, d'autre part cela montre l'implacable, la formidable continuité d'une prodigieuse pensée clinique à l'oeuvre : non seulement à l'intérieur de chaque séminaire, mais de séminaire en séminaire.
      Suit un texte, qui est un compte rendu d'une leçon : ci-dessous la leçon 4 du séminaire de 1956/57.
      En cliquant sur LACAN, séminaire LA RELATION D'OBJET c'est la dernière en date des leçons que je travaille qui s'affiche. Elles se suivent donc dans leur ordre inverse : pour lire la première il faut descendre, descendre, descendre ..
      ou bien aller dans DIACHRONIE : 2011, octobre, 1 ère leçon, etc.

samedi 29 juin 2013

23 ème séance : Oui, le temps est venu.


Il s'avère que ce blog fut un exercice très personnel, aussi.

J'avais pressenti quelque chose de ce genre, à un certain moment qu'il faudra que je retrouve.
J'avais alors modifié le titre "Divan, fauteuil et gargoulette .. un passage vers la psychanalyse",
pour "Divan, fauteuil et gargoulette .. et passe."
Puis il y a eu une précipitation, suffisamment radicale pour me déstabiliser,
 lors de mon élaboration-rédaction de la 20 ème séance,
et quelque chose s'est précisé, finalement, dans les deux séances suivantes.

J'en suis là, depuis que s'est posé la question du temps venu, d"animer les pierres".
" Là ",
c'est plus loin que je ne suis jamais allée, vers l'origine.
Grâce à vous, que je suppose, puisque j'ignore si vous êtes un, dix, et si même vous existez.

A partir de maintenant je vais être plus didactique, mais je prendrai appui, pour ce faire,
sur ce que fut cet exercice : l'expérience d'un dire, guidé par la psychanalyse, en séances, et Adressé.
La prochaine séance sera en même temps
une terminaison, car appuyée sur un bouclage, et sera la fin d'un certain style d'adresse,
une prolongation, car les nouveaux messages s'appuieront toujours sur ce dire déjà produit,
et un commencement, car je vais tenter d'en tirer un savoir, et des enseignements..
De l'expérience d'un dire à sa théorisation, pour un retour à l'expérience, modifiée.
C'est mon intention.
C'est dans cet esprit que je suis en train d'élaborer cette prochaine séance, la 24 ème.
J'ignore le temps que cela va me prendre, ayant un peu de mal, pour l'instant,
 à ordonner les choses pour les rendre transmissibles.

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Dessine-moi une gargoulette ..

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galerie.creation.com





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